Les systèmes experts se classent dans la catégorie de l'Intelligence Artificielle symbolique (parfois appelée « la vieille IA » ou Good Old-Fashioned Al en anglais).
Ils ont connu leur heure de gloire dans les années 1970 et 1980. Voici comment les situer et les comprendre simplement :
Deux visions différentes de l'IA
Pour savoir où ranger les systèmes experts, il faut séparer l’IA en deux grandes familles
- L’IA symbolique (où se trouvent les systèmes experts) : On donne à la machine
des règles logiques écrites par des humains. La machine ne fait qu’obéir strictement à ces règles.
- L’IA connexionniste (l’IA moderne) : On donne à la machine des milliards de données. La machine apprend toute seule à trouver des modèles grâce à des neurones virtuels (comme le Deep Learning).
La fiche d'identité du système expert
Pour bien les classer, on peut regarder leur fonctionnement qui ressemble à un jeu de "Si... Alors..." :
- Leur spécialité : Imiter le raisonnement d’un expert humain (comme un médecin ou un ingénieur) dans un domaine très précis.

- Les composants : Ils sont toujours formés de deux parties :
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- La base de connaissances : Toutes les règles dictées par les experts (Exemple : SI le patient a de la fièvre ET mal à la gorge, AL ORS c’est peut-être une angine).
- Le moteur d’inférence : Le logiciel qui réfléchit, combine les règles entre elles et donne la réponse.
Pourquoi on les utilise moins aujourd'hui ?
Les systèmes experts ont été une étape cruciale de l’histoire de l’IA, mais ils avaient de grosses limites :
- Trop rigides : Si une situation n’était pas écrite dans les règles, la machine plantait.
- Trop lourds à mettre à jour : Ajouter de nouvelles connaissances prenait un temps infini.